Le chômage dégressif proposé par la droite pour 2017

Mis à jour le 03/01/2017

Les candidats de la droite proposent quasiment tous une mesure de dégressivité du chômage, c’est-à-dire une baisse dégressive de l’allocation chômage, au fur et à mesure du temps ; mais aussi éventuellement une diminution de la durée d’indemnisation. Aujourd’hui, le montant de l’indemnité chômage est compris entre 57 et 75 % du revenu de référence du demandeur d’emploi. L’allocation chômage est versée mensuellement pendant 24 mois maximum (36 mois pour les personnes de 50 ans et plus). Dans ce contexte, le candidat à la droite Alain Juppé, par exemple, proposait une baisse dégressive de l’allocation chômage, c’est-à-dire de moins 20 % au bout du 12e mois d’indemnisation puis à nouveau une baisse de 20 % à partir du 18e mois d’indemnisation. Le chômage dégressif est justifié par les prévisions de l’UNEDIC qui anticipent un déficit global de sa caisse de 33.6 milliards en 2017.

L’allocation chômage n’est pas dégressive aujourd’hui

Aujourd’hui, le montant de l’indemnité chômage – appelé Allocation de Retour à l’Emploi (ARE) – est compris entre 57 et 75 % du revenu de référence du demandeur d’emploi. L’ARE est versée mensuellement et de manière constante durant 24 mois au maximum - 36 mois pour les personnes âgées de 50 ans et plus. Son montant est susceptible de varier uniquement en cas de reprise d’un emploi en dessous de certains seuils de revenu mensuel, pour venir compléter le salaire. La durée d’indemnisation dépend de la durée de cotisation, c’est-à-dire de l’emploi salarié et de son revenu servant de base aux cotisations chômage. À partir de deux ans de salaire, le demandeur d’emploi dispose de 24 mois d’indemnisations (ou 36 mois à partir de 50 ans). En dessous de 4 mois de cotisations, il ne dispose pas d’indemnité chômage. Entre 4 mois et 24 mois de travail salarié, la durée d’indemnisation à l’ARE est fonction de la durée de l’emploi.

Notez que le montant de l’indemnité chômage est plafonné à 6 000 euros mensuels même si le salaire de l’allocataire était plus élevé.

La dégressivité du chômage : une diminution de l’allocation chômage et de la période d’indemnisation ?

La dégressivité du chômage proposé par la droite correspond à une période d’indemnisation à taux plein (57 à 75 % du revenu de référence de l’allocataire) suivi d’une autre période durant laquelle le montant de l’allocation chômage diminue de manière dégressive. En plus de diminuer le montant de l’indemnisation, certains candidats de la droite suggèrent aussi de diminuer la période d’indemnisation (actuellement fixée à 23 mois maximum).

Baisse de l’allocation chômage : une mesure justifiée par des comptes déficitaires

L’UNEDIC – Organisme en charge de la gestion de l’assurance chômage des Français – a réalisé des prévisions financières pour 2016-2017. En hypothèse de forte croissance, ses caisses pourraient représenter un déficit de 3.6 milliards d’euros en 2017, soit une dette totale cumulée de 33.6 milliards d’euros en 2017.
Ainsi, les prévisions de l’UNDEDIC ont été l’élément déclencheur de la droite pour proposer cette mesure dite de chômage dégressif. Mais l’ensemble des candidats de la droite justifie aussi la dégressivité du chômage par le fait que la France disposerait de l’une des plus longues périodes d’indemnisation d’Europe. De plus, toujours selon la droite, opter pour la dégressivité du chômage est une vision plus proche des valeurs du travail et de l’emploi, préférable à des allocations « trop généreuses ».   Par ailleurs, plusieurs pays ont adopté la diminution de l’indemnisation chômage de manière dégressive et étalée dans la durée : la Norvège, par exemple, réduit son taux d’indemnisation chômage toutes les 80 semaines en partant d’un taux plein à 75 %.

Le chômage dégressif : au bout de combien de temps ?

Plusieurs candidats à la droite ont proposé une diminution dégressive de l’allocation chômage. Nicolas Sarkozy et Alain Juppé avaient par exemple proposé une baisse de l’allocation chômage de 20 % au bout du 12e mois d’indemnisation puis à nouveau une baisse de 20 % à partir du 18e mois. Alain Juppé suggérait tout de même une indemnisation plancher égale à minimum 870 euros mensuels. Bruno Le Maire, quant à lui, proposait : « d’inciter davantage au retour à l’emploi, en introduisant plus de dégressivité dans les indemnisations. Tout en conservant la même durée d’indemnisation qu’actuellement, nous instaurerons une dégressivité du taux de remplacement, par paliers de -25 % au bout de 6 mois, puis de 12 mois, puis de 18 mois jusqu’à extinction au bout des 2 ans. »
Affaire à suivre avec François Fillon !

Donnez une note à cet article : 

Your rating: Aucun(e)

0

Pas encore de note.

Besoin d'un expert comptable ?
  • Votre entreprise est-elle déjà créée ?
  • Avez-vous déjà des salariés ?
  • Quel est votre secteur d'activité ?
  • Votre nom :
  • Votre téléphone :
  • test
D'autres sujets qui pourraient vous intéresser...
Livres blancs

Commentaires

Pas de commentaire pour cet article !

Besoin d'un expert comptable ?
  • Votre entreprise est-elle déjà créée ?
  • Quel est votre secteur d'activité ?
  • Votre nom :
  • Votre téléphone :

Newsletter

Besoin d'un expert comptable ? Cliquez ici