L'échec est la clé de la réussite

Mis à jour le 26/02/21

L’échec, considéré outre-Atlantique, dénoncé en France, pour monter son entreprise

 Qui a connu 5126 échecs, emploie plus de 4000 personnes, a un CA de plus de 2 milliards de dollars et est le plus grand fabricant d'aspirateurs au monde ?

"J'ai construit 5127 prototypes de mon aspirateur" a déclaré James Dyson au Fast Magazine en 2007. Et de chacune de ses erreurs, il en a tiré une leçon qui lui a permis d'atteindre sn objectif. Mais une autre raison aussi pour laquelle ces échecs ont été facteurs de réussite, c'est parce qu'outre mer, dans les pays anglo-saxons en général, que ce soit aux Etats-Unis, au Canada ou même moins loin en Angleterre, l'échec n'est pas considéré de la même manière que chez nous. 

En effet, dans ces pays, l'échec est reconnu pour être même un facteur clé pour l'innovation et l'apprentissage. La spirale de l'amélioration continue devient alors vertueuse. La raison pour laquelle l'échec est si important, c'est qu'il sert de formation pour le succès à venir. Et pourtant ne dit-on pas chez nous "apprendre de ses erreurs"?

 

Trop souvent encore l'échec est le boulet attaché à la patte de l'entrepreneur qui n'a de cesse de se heurter ensuite aux portes closes. Un échec n'est pas une fin en soi. Cela signifie simplement qu'un entrepreneur a tenté sa chance et qu'il a pu apprendre de son expérience. Cette image saura sans doute s'atténuer avec les startups qui sont pléthores aujourd'hui et dont toutes n'accèdent pas au nirvana. Et pourtant les entrepreneurs de ces nouvelles entreprises, eux, savent bien que 80% d'entre elles ne passeront pas les 3 ans (source RSLN Microsoft), et cela ne les arrête pas pour recommencer ! 

Autre conséquence de cette perception est que les entrepreneurs américains par exemple ont plus de facilité à abandonner rapidement un projet ou à le reprendre différemment s'ils s'aperçoivent que les investisseurs ne prennent pas à leur idée originelle. Alors que chez nous, on aura tendance à s'obstiner quitte à perdre encore plus de temps et d'argent. Un concept est né aux Etats-Unis et a trouvé depuis des émules au Brésil, en Inde et en Allemagne, dans plus de 12 pays sur 6 continents : la conférence Failcon (de "Fail" pour "échec", "Con" pour "conférence"). Cette conférence permet un rassemblement d'entrepreneurs qui ont échoué afin qu'ils comprennent ce qui les a amenés à cette situation, et aussi prendre les leçons de ce que les autres participants ont rencontrés comme erreurs, afin de mieux rebondir et d'être plus performant la fois prochaine (www.thefailcon.com).

Tout le monde commet des erreurs. Savoir l'accepter est un premier pas, après lequel il faut savoir en tirer les conséquences pour en sortir grandit et le vendre. Mais qui sait, si la prochaine idée n'est pas la bonne ? Et puis, si en 2014, on inventait le prix du plus gros échec de l'entrepreneur? Avis à nos CCI ...Si vous voulez faire un lien mais c'est en anglais :

http://www.youtube.com/watch?v=P5eIyRVpwmc

Morale de l'histoire : "Keep on failing, it works" - "Continuer d'échouer, cela marche"

A propos

Cet article a été rédigé par le cabinet d'expertise comptable en ligne L-Expert-comptable.com. Notre spécialité : aider les entrepreneurs à se lancer et leur épargner la corvée d'une comptabilité.

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