Licenciement et abandon de poste

Mis à jour le 22/05/2018

L’abandon de poste est symbolisé par l’absence de l’employé sur son lieu de travail pour une durée aléatoire. Ce comportement peut aboutir à une procédure de licenciement pour faute grave. Toutefois, l’employeur se doit de respecter certaines conditions s’il ne veut pas voir la rupture de contrat requalifiée en licenciement abusif ou encore être tenu de réintégrer le salarié dans son entreprise. Voici quelques précisions sur le licenciement et l’abandon de poste.


Notes: 5 (2 votes)
Donnez une note à cet article : 
Your rating: Aucun(e)
4.5
Moyenne: 4.5 (2 votes)

Qu’est-ce qu’un abandon de poste ?

Le soupçon d’abandon de poste ne peut être formulé par l’employeur avant au moins deux jours d’absence du salarié. Ces deux jours sont ceux auxquels tout employé à droit, sans pouvoir prétendre à une quelconque rémunération, pour maladie ou fatigue sans que cela ne nécessite un certificat médical. Au-delà de ce délai, soit dès le troisième jour, l’employeur peut adresser au salarié une lettre de mise à pied pour lui ordonner de réintégrer son poste. Sans réponse, ni retour de l’employé, la direction pourra entamer une procédure de licenciement pour faute grave. L’entreprise devra alors prouver le préjudice subi par l’absence de la personne. Plus l’abandon de poste est long, plus le licenciement pour faute grave sera aisé à faire valider.
Toutefois, l’abandon de poste ne peut en aucun cas être considéré comme une démission.

Indemnités de licenciement

Comme pour tout licenciement pour faute grave, l’abandon de poste ne donne droit au versement d’aucune autre indemnité autre que celle des congés payés. En revanche, si l’employé arrive à démontrer qu’il a été poussé à l’abandon de poste, dans le cas d’un harcèlement professionnel par exemple, alors il percevra l’intégralité de son du. Plus, évidemment, les indemnités qui pourraient découler du mauvais comportement de sa hiérarchie.

Les allocations chômage

L’article 2 du Règlement général annexé à la convention d’assurance-chômage du 6 mai 2011 précise bien que les droits à l’ARE sont immédiatement accessibles à toute personne privée involontairement d’emploi, quel que soit le motif du licenciement. L’abandon de poste ou la faute grave ne font donc pas perdre le bénéfice de cette allocation.

Et pour l’avenir ?

Le motif du licenciement pour abandon de poste n’est pas tenu de rester confidentiel. Cela signifie que si l’ancien employeur est contacté par une entreprise auprès de laquelle le salarié postule, il pourra tout à fait lui faire part de cette désagréable mésaventure. Il est donc toujours préférable d’arriver à un accord avec sa direction et de négocier une rupture conventionnelle du contrat de travail.