Les relations de l’entreprise avec son banquier dans une entreprise en difficulté

Mis à jour le 10/03/2014

Dictature du TRI, règne de l’EBITDA : les accusations sont lourdes contre les organismes bancaires, dont les exigences seraient incompatibles avec les multiples facettes des difficultés traversées par les entreprises. La banque n’est pas en odeur de sainteté en période de crise, mais reste l’interlocuteur incontournable.

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Quand privé et privé font mauvais ménage

L’image rassurante du banquier qui accompagne l’entrepreneur pour le meilleur et pour le pire semble avoir fait son temps. En période de crise, les relations entre l’entrepreneur et le banquier se crispent et la méfiance est de mise entre les deux anciens amis. Les entreprises ont parfois tendance à oublier que les banques sont des organismes privés, dont la vocation est clairement lucrative. A l’inverse, les banques, surpeuplées de diplômés directement embauchés, ne tiennent que difficilement compte de la complexité de l’entreprenariat, et de la confiance qui doit parfois être accordée aux facteurs humain ou temps.

De nouveaux interlocuteurs

Face à des difficultés de communication qui mènent régulièrement à l’impasse, les banques se sont dotées d’outils qu’ils veulent adaptés.  Les entreprises en difficulté peuvent désormais être reçues par des services « d’affaires spéciales », dotés de conseillers dont la connaissance de l’entreprise doit être un outil pour apporter des réponses adaptés. S’il s’agit d’une avancée, les résultats sont peu engageants. Face à ce constat, le plan de sauvegarde de l’économie a institué un nouvel intermédiaire, le « médiateur du crédit aux entreprises », qui doit concilier les intérêts des deux instances. Un interlocuteur qui n’est pas du domaine public, mais créé par celui-ci.

Le retour du Roi Public

Les récentes réussites dans le domaine dont a pu se féliciter le fond public Oséo donnent alors à penser. Lorsque les relations entre l’entreprise et la banque se tendent trop, il peut être utile de faire intervenir un intermédiaire neutre. Cette neutralité, Oséo semble montrer que seul un organe public peut l’offrir. Il s’agirait d’une résurgence non voulue, et délicieuse pour certains, des préceptes des fondateurs du capitalisme, qui répétaient que seul l’Etat peut accorder les intérêts privés dans le sens de l’intérêt général.  Une leçon involontaire, qu’il pourrait être utile de laisser mijoter dans la tête des mauvais élèves. 

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