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Les prélèvements sociaux en France

Publié le 14/09/2011


Les prélèvements sociaux sont constitués principalement par la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS). La première a été instituée en 1990 pour financer la protection sociale puis la seconde apparait en 1996, pour tenter de combler son déficit chronique. Il existe également un prélèvement social ainsi que des contributions additionnelles.

La contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) alimentent différentes caisses : la première est affectée à la caisse nationale d’allocations familiales, au fonds de solidarité vieillesse et à l’assurance maladie.  La seconde apporte ses ressources à la caisse d’amortissement de la dette sociale. Concernant le prélèvement social, les caisses d’assurances vieillesse et les caisses nationales d’allocation familiales perçoivent ce prélèvement. Enfin, une contribution additionnelle est affectée à la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et une autre pour le revenu de solidarité active (RSA).

Différents revenus sont imposables ; on retrouve notamment les revenus du travail (ou assimilés),  de placement (dont les plus-values immobilières) et du patrimoine (fonciers et mobiliers).

Prélèvements sociaux et revenus imposables

Salaires et revenus assimilés sont soumis à une CSG de 7,5% et CRDS de 0,5% sur une base d’imposition représentant 97% du salaire. Pour les revenus de remplacement, la CSG est de 6,2% (6,6% pour les pensions de retraite et d’invalidité) et la CRDS de 0,5% sur une base d’imposition égale au montant brut de ces revenus (abattement de 3% pour les allocations chômage). Les revenus des activités non-salariés sont soumis à une CSG de 7,5% et une CRDS de 0,5%.

Concernant les produits de placement, les prélèvements sociaux sont de 12,3% et se décomposent de la manière suivante : 8,2% pour la CSG, 0,5% de CRDS et d’autres prélèvements sociaux dont le montant total est  de 3,6%. La base d’imposition est égale à la totalité des revenus.

Les revenus issus du patrimoine constituent la dernière catégorie. Les prélèvements sociaux s’établissent à 12,3% et sont constitués par une CSG à 8,2%, une CRDS à 0,5% et des prélèvements sociaux de 3,6%. La base d’imposition ne bénéficie pas d’abattement.

La déductibilité des prélèvements sociaux

Les salaires et revenus assimilés bénéficient de 5,1% de CSG déductibles des revenus soumis à l’IR. Il existe également des cas particuliers permettant une exonération totale de CSG et CRDS : par exemple, la contribution de l’employeur aux titres restaurants. Pour les revenus de remplacement, 3,8% sont déductibles des revenus soumis à l’IR. L’exonération de CSG et CRDS concerne entre autre : le RMI, l’allocation aux personnes handicapées, l’allocation veuvage… Enfin, les revenus des activités des non-salariés bénéficient de 5,1% de CSG déductibles des bénéfices soumis à l’IR.

Les produits de placement sont soumis à un prélèvement à la source. Dans le cas où la plus-value fait l’objet d’un prélèvement libératoire, la CSG n’est pas déductible. Idem pour les plus-values immobilières imposées au taux de 19%.

Les revenus du patrimoine bénéficient de 5,8% de CSG déductible pour les produits imposés au barème progressif de l’IR. La déductibilité ne peut se faire que pour l’année de son paiement.

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