Publié le 14/04/2010
Le Crédit d'Impôt Recherche (CIR) est une aide publique ayant pour but de favoriser l'innovation et d'augmenter la compétitivité des entreprises françaises. Certaines entreprises bénéficient ainsi d'un crédit d'impôt sur leurs dépenses de recherche et développement. Ce dispositif est très avantageux puisque le crédit d'impôt peut atteindre jusqu'à 50% des dépenses engagées.
Le Crédit d'Impôt Recherche (CIR) est une économie d'impôt sur les dépenses de recherche & développement. Le montant du crédit d'impôt varie selon le montant des dépenses engagées par l'entreprise. L'économie s'élève à 30% des dépenses jusqu'à 100 millions de dépenses réalisées, puis 5% au delà de 100 millions.
Si l'entreprise bénéficie pour la première fois de ce dispositif fiscal ou si elle n'en a pas profité pendant les 5 dernières années, le taux de 30% passe à 50% la 1ère année et 40% la 2ème. Ce taux peut encore augmenter si les dépenses sont réalisées dans le cadre de contrats passés avec des laboratoires de recherche publics.
Pour prétendre au CIR, une entreprise doit impérativement réaliser des dépenses en Recherche & Développement.
Les entreprises industrielles, commerciales, artisanales ou agricoles soumises à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC (bénéfices industriels et commerciaux) ou à l'impôt sur les sociétés peuvent faire une demande. Les associations réalisant une activité lucrative peuvent aussi prétendre au Crédit d'Impôt Recherche.
Le périmètre des dépenses considérées dans le dispositif du Crédit d'impôt Recherche est limité. Selon l'administration fiscale, pour pouvoir bénéficier de ce crédit d'impôt, une entreprise doit effectuer des dépenses dans le cadre de travaux de recherche fondamentale, de recherche appliquée ou de développement expérimental. Ce dernier domaine est le plus courant. Dans tous les cas, ces travaux doivent présenter une réelle originalité et aboutir à une innovation. L'administration fiscale donne un sens bien précis à l'innovation : elle doit permettre une avancée technologique ou scientifique en se démarquant du savoir-faire déjà existant dans la profession concernée. Un projet est d'autant plus innovant qu'il est incertain.
Entre-autres, les dépenses suivantes peuvent être retenues :
Pour vérifier si une entreprise est éligible au Crédit d'Impôt Recherche, elle peut envoyer à la Direction des services fiscaux dont elle dépend, une demande d'avis préalable appelée Rescrit fiscal. L'administration a 3 mois pour rendre sa réponse. En l'absence de réponse dans ce délai, l'entreprise peut se considérer comme éligible. Ce rescrit peut aussi être envoyé au ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.
L'entreprise est ainsi fixée sur son sort avant de se lancer dans la rédaction d'un dossier complet de candidature. Cela lui permet également de minimiser le risque d'une remise en cause du CIR et donc d'un redressement fiscal.
Attention : l'accord de l'administration ne vaut que pour le projet décrit dans le rescrit. Si une entreprise apporte des modifications à son projet de recherche a posteriori, elle peut ne plus être éligible au Crédit d'Impôt Recherche.
Une fois la demande acceptée, l'entreprise doit impérativement rédiger un dossier technique détaillant son projet de recherche. Il lui sera réclamé par l'administration en cas de contrôle.
Les nouvelles entreprises peuvent se faire rembourser immédiatement le Crédit d'Impôt Recherche, même si elles ne payent pas encore d'impôt. C'est le cas également pour les JEI (Jeunes Entreprises Innovantes) et les « gazelles ».
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