Publié le 09/09/2010 - 2
L’intéressement est un dispositif qui permet d’associer les salariés aux résultats et aux performances de l’entreprise. Il doit concerner l’ensemble des salariés et les montants versés doivent varier d’une année sur l’autre. L’intéressement se distingue de la participation. Il est important de ne pas les confondre car chacun est régi par des règles qui lui sont propres.
A la différence de la participation, l'intéressement est facultatif. La décision de mettre en place un accord d'intéressement appartient à l'employeur seul et ce quelque soit le secteur d'activité, la taille, la forme juridique et l'effectif de l'entreprise.
L'accord d'intéressement est conclu pour une durée maximale de 3 ans entre l'employeur et les représentants du personnel et doit être approuvé par les 2/3 des salariés. Cet accord devra prévoir les éléments permettant de calculer les montants qui seront versés au titre de l'intéressement, ainsi que les modalités de versement.
Attention, cet accord doit être conclu avant le premier jour de la seconde moitié de la période de calcul.
Cet accord devra être déposé à l'administration dans les 15 jours qui suivent sa conclusion, faute de quoi l'employeur ne pourra pas se prévaloir des exonérations.
Il n'existe aucune formule légale. Toutefois, le mode de calcul de l'intéressement doit être fondé sur les résultats et/ou les performances économiques de l'entreprise. Cette disposition légale vise à préserver le caractère aléatoire de l'intéressement. En effet, le montant versé doit varier d'une année sur l'autre.
En tout état de cause, les éléments fondant la formule de l'intéressement doivent être objectifs et mesurables.
L'employeur a 3 options pour définir le mode de versement de l'intéressement :
L'intéressement doit être collectif, c'est-à-dire qu'aucun salarié ne peut être exclu de l'accord d'intéressement.
Par ailleurs, il existe 2 plafonds qui viennent limiter les sommes à distribuer :
Attention l'intéressement n'est pas un élément du salaire !
En conséquence, les sommes versées au titre de l'intéressement ne peuvent pas être prises en compte dans le calcul du SMIC, des congés payés et des primes.
Les sommes versées au titre de l'intéressement sont immédiatement disponibles. Il appartiendra au salarié de les mettre sur un plan d'épargne entreprise (PEE/PEI) ou sur un plan d'épargne retraite collective (PERCO).
L'intéressement est soumis à l'impôt sur le revenu sauf si le salarié a placé les sommes sur un PEE/PEI ou PERCO dans les 15 jours suivants le versement de l'intéressement par l'employeur.
Les sommes versées au titre de l'intéressement n'ont pas la nature de salaire. Elles sont donc exonérées de charges sociales mais restent tout de même soumises à la CSG, CRDS ainsi qu'au forfait social de 2%.
L'intéressement vient en déduction des bénéfices imposables pour le calcul de l'impôt sur les sociétés. Il est donc exonéré des taxes sur salaires, de la taxe sur la formation professionnelle et de la taxe sur la construction.
Toute entreprise qui conclue un accord d'intéressement entre le 4 décembre 2008 et le 31 décembre 2014 peut bénéficier d'un crédit d'impôt.
Ce crédit est calculé d'après le montant des primes dues aux salariés.
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