Publié le 11/02/2010 - 2
Le chômage technique ou chômage partiel, permet à l’employeur de réduire son horaire de travail ou de cesser son activité sur une période donnée dans des conditions strictes. L-Expert-comptable.com fait le point sur ce dispositif.
Le chômage technique correspond à une suspension ou à une réduction temporaire d'activité. Il ne peut être imputable qu'à :
Le chômage technique doit être :
Si la période de chômage technique (on parle ici d'une suspension partielle d'activité) s'étend à plus de 6 semaines, les salariés sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent bénéficier de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par le Pôle Emploi.
Par contre, dans le cas d'une suspension totale d'activité (chômage technique total), le régime du chômage technique s'applique pour une durée maximale de 6 semaines. Au-delà, les salariés sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi.
L'employeur qui envisage d'avoir recours au chômage technique doit :
Le chômage technique permet au salarié de bénéficier d'un dispositif d'indemnisation. Pour cela, le salarié doit rester lié par son contrat de travail et subir une perte de salaire due soit :
Lorsque les conditions du chômage partiel sont réunies, le salarié a une indemnisation qui comporte :
C'est l'employeur qui versera cette allocation d'aide publique directement au salarié à la date normale de la paie. L'employeur adressera par la suite une demande de remboursement à l'administration.
Les allocations d'aide publique sont exonérées de cotisations de sécurité sociale, des taxes assises sur le salaire, mais sont en revanche soumises à la CSG, la CRDS et l'impôt sur le revenu.
Cette indemnisation conventionnelle est due par l'employeur et versée mensuellement. Toutefois, par le biais d'une convention de coopération, l'employeur peut demander une participation partielle de l'Etat.
commentaires sur cet article
Votre commentaire