Publié le 17/02/2010
La cessation du CDD obéit à des règles spécifiques selon qu'elle intervient à l'échéance du terme du contrat ou, au contraire, de manière anticipée. Quels sont les différents cas envisageables? Quelles en sont les conséquences ? L-Expert-comptable.com répond à toutes ces questions.
En principe, le CDD cesse de plein droit à l'échéance de son terme. Cette règle s'applique aux contrats de date à date c'est-à-dire ceux dont la date est précisée dans le contrat de travail et aux contrats sans terme précis (c'est-à-dire sans date précise), qui contiennent une durée minimale, notamment les contrats de remplacement de salarié absent.
La rupture du CDD à l'échéance de son terme ouvre droit pour le salarié à une indemnité de fin de contrat, dite « indemnité de précarité », laquelle est égale à 10% de la rémunération totale due au salarié. Elle n'est toutefois pas due dans les cas suivants :
La période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent. L'un ou l'autre peuvent rompre unilatéralement la période d'essai à n'importe quel moment, peu importe la nature du contrat de travail qui les lie. L'indemnité de fin de contrat n'est pas due.
Si le contrat est de date à date, toute rupture avant la date prévue constitue une rupture anticipée et ce, même si l'objet du contrat est réalisé avant cette date.
Il en va de même pour le contrat à terme incertain en cas de rupture pendant la durée minimale. Au-delà de la date prévue, le caractère anticipé ou non s'apprécie par rapport à la réalisation de l'objet du contrat.
Une fois la période d'essai achevée, le contrat de travail à durée déterminée ne peut être rompu avant l'arrivée du terme qu'en cas :
Dans ce cadre, seule la rupture intervenant à l'issue d'un accord entre les parties ouvre droit pour le salarié à l'indemnité de fin de contrat.
En revanche, lorsque la rupture est causée par un cas de force majeure, le salarié a droit au versement d'une indemnité compensatrice dont le montant est égal aux rémunérations qu'il aurait dû percevoir jusqu'au terme de son contrat.
Attention : Aucune autre situation n'autorise la rupture anticipée.
Ainsi, l'employeur qui procède à la rupture anticipée du CDD en dehors de l'une de ces hypothèses s'expose, en cas d'action contentieuse du salarié, à lui payer des dommages et intérêts au moins égaux à la rémunération qu'il aurait dû percevoir si le contrat était arrivé à son terme. L'indemnité de fin de contrat est également due et, le cas échéant, l'employeur peut également être condamné à verser à son ancien salarié des dommages et intérêts pour préjudice moral.
Enfin, si la rupture anticipée intervient à l'initiative du salarié, ce dernier pourra être condamné au versement , à son ancien employeur, de dommages et intérêts pour préjudice subi.
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