Comment créer son entreprise en France : les aides, les étapes et le choix du statut juridique.

Vous souhaitez créer votre entreprise en France mais vous ne savez pas par quoi commencer. Quelles sont les formalités administratives et juridiques à accomplir ? Quel statut juridique choisir ? Est-ce possible de bénéficier d’aides étatiques à la création d’entreprise ?

Autant de questions que se posent tous les entrepreneurs et futurs indépendants. Au travers de cet article nous souhaitons vous apporter des réponses.


Le marché de l’entrepreunariat en France

Les créations d’entreprises en plein essor

Le marché de l’entreprenariat en France est particulièrement porteur puisque chaque année, le nombre de créations d’entreprises est en augmentation. Le nombre de nouveaux entrepreneurs est en hausse et ce depuis des années, et il a atteint son plus haut niveau en 2019. En effet une étude réalisée en janvier 2020, menée par l’INSEE, expose le marché de l’entreprenariat comme en pleine croissance. La France est un pays favorable et propice à la création d’entreprise.

 

Cela s’explique notamment par la mise en place du statut d’auto-entrepreneur en 2009, aujourd’hui appelé régime de la micro-entreprise. Ce régime a été instauré pour faciliter l’accès à l’entreprenariat. En effet, les démarches de création sont plus légères que celles requises pour une société. De plus, la comptabilité se résume à la tenue d’un livret des dépenses et des recettes, ce qui facilite grandement les obligations du micro-entrepreneur. Il n’y a pas à fournir de bilan ni de compte de résultat en fin d’exercice. C’est pourquoi, sur l’ensemble des créations d’entreprises, c’est le régime de la micro-entreprise qui est le plus souvent adopté par les entrepreneurs. Toutefois, comme il existe des seuils de chiffre d’affaires à ne pas dépasser, ce régime est souvent utilisé dans un premier temps par les entrepreneurs, puis ils basculent vers un statut de société lorsque leur activité se développe.

 

Le secteur d’activité le plus porteur en France et générant le plus de créations est celui des “activités spécialisées, scientifiques, techniques et de soutien aux entreprises” selon l’INSEE. Juste derrière, on retrouve celui “des autres services aux ménages”. Au contraire, les “activités financières et d’assurance, immobilières, industrie, hébergement et restauration” sont selon l’INSEE les secteurs les moins dynamiques d’un point de vue des créations d’entreprise.

 

Concernant les sociétés, plus de 60% des créations sont des Sociétés par Actions Simplifiées (SAS), avec une prédominance pour les SAS à associé unique.

 

La région en France concentrant le plus de créations est l’Ile-de-France, suivie ensuite par les Pays de la Loire et les Hauts-de-France. Toutefois comme le souligne l’INSEE, la hausse est globale. Dans chaque région de France, le marché de l'entrepreneuriat se développe, plus ou moins rapidement mais il est en progression constante.

La reprise après la crise sanitaire

La crise sanitaire du COVID-19 a bien entendu impacté le marché de l’entrepreunariat en France. Dès mars 2020, il y a eu une forte baisse des créations d’entreprise et ce dans tous les secteurs confondus. Le ralentissement économique dû au confinement a touché toute la France et les projets de créations d’entreprises ont été mis en suspens ou reportés. Les secteurs les plus touchés concernant l'entreprenariat sont ceux de l’hébergement et la restauration, les services aux ménages et les activités immobilières, d’après une étude menée par l’INSEE.

 

Le constat fait par l’INSEE pour le mois d’avril 2020 est sensiblement identique, le nombre d’entreprises nouvellement créées a chuté. Les secteurs d’activité les plus impactés sont toujours les mêmes.

 

Cependant, une reprise a été amorcée dès le mois de mai 2020 ce qui est plutôt rassurant. En effet, après deux mois pendant lesquels l’activité économique a fortement été ralentie, les créations d’entreprise ont repris. Au cours du mois de juin 2020, le marché de l’entrepreunariat en France a évolué dans un sens plus que favorable puisqu’il a retrouvé le rythme de croissance qui était le sien avant le confinement de la population en France. Ce retour à la normal a été impulsé et l’est encore par les pouvoirs publics qui souhaitent encourager les entrepreneurs. L’objectif est que la crise ne les pénalise pas et que les projets de création puissent tous avoir lieu. Car en effet, la France mise sur ses entrepreneurs dans son schéma de croissance économique, comme en témoignent les nombreux dispositifs incitatifs mis en place, que nous abordons plus bas dans cet article.

Étape cruciale de la création de votre entreprise : le choix du statut juridique

Autre question qui peut sembler complexe : la forme juridique à adopter pour sa société. Nous avons souhaité vous présenter quelles sont elles mais aussi celles qui peuvent convenir aux créateurs.

La micro-entreprise

Tout d’abord, la micro-entreprise est le régime le plus simple. En effet, il n’y a pas de distinction entre vous créateur et la société. On dit que l’entreprise est en nom propre. Le régime de la micro-entreprise est ultra simplifié ce qui en fait un atout considérable : la comptabilité consiste à la tenue d’un journal de recettes et de dépenses. Il n’y a pas de bilan ni de compte de résultat à établir. De plus, le calcul des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu est particulièrement simple car il se fait sur base du chiffre d’affaires. Cela est donc aisément estimable. En revanche, le statut de micro-entrepreneur est rapidement limité car il existe des seuils de chiffre d’affaires, qui s’ils sont dépassés, nécessitent de changer de statut.

 

Activité

Plafond régime

Plafond franchise de TVA

Prestation de service

72 500€

34 400€

Biens

176 200€

85 800€

 

Enfin, votre responsabilité est engagée de façon illimitée ce qui signifie que votre patrimoine personnel est confondu avec le patrimoine professionnel. Enfin, sachez que si vous engagez des dépenses importantes elles ne seront pas déductibles, ce qui donc n’est pas très favorable.

La SARL et l’EURL

Avec le statut de la SARL / EURL, il y a une distinction entre le dirigeant et l’entreprise puisque la société est dotée de la personne morale. La responsabilité du dirigeant est limitée à la hauteur de ses apports ce qui est un atout en comparaison du régime de la micro-entreprise. Si vous faites face à des dettes et que vous ne parvenez pas à les rembourser, on ne pourra pas venir saisir vos biens personnels. De plus, vous n’êtes pas limité en termes de chiffre d’affaires.

 

L’EURL et la SARL sont en réalité identiques, le seul élément qui les différencie est le nombre d’associés. Dans une EURL il y a un associé unique alors que dans une SARL ils sont plusieurs.

 

Le régime social s’appliquant à la SARL / EURL est le Travailleur Non Salarié ou TNS, comme en micro-entreprise. L’avantage est que le montant des cotisations sociales est modéré, ce qui signifie aussi une moins bonne couverture. D’où la nécessité de recourir à des contrats de type loi Madelin pour se protéger des risques sociaux. Les dividendes sont elles aussi soumises à cotisations.

 

Enfin contrairement au régime de la micro-entreprise qui s’accompagne de formalités comptables extrêmement simplifiées, la SARL et l’EURL nécessitent que chaque année vous produisez bilan, compte de résultat, déclaration de TVA etc.

La SAS et la SASU

Enfin, on retrouve la SAS / SASU qui répondent elles aussi au statut de société. Tout comme l’EURL et SARL, la SASU est une SAS avec un associé unique.

 

La SAS et la SASU détiennent une personnalité morale distincte de celle du dirigeant ce qui permet de protéger le patrimoine personnel. La responsabilité est donc limitée à la hauteur des apports. Il n’existe pas non plus pas de seuil de chiffre d’affaires, et un suivi comptable est nécessaire. Le régime social est celui de l’assimilé salarié, ce qui implique que les cotisations sociales sont plus élevées mais elles couvrent également davantage que si vous étiez au régime du Travailleur Non Salarié.

 

L’avantage majeur de la SAS/SASU est que les dividendes ne sont pas soumises à cotisations sociales. De plus, si vous percevez les ARE, que vous créez votre société en SAS/SASU, et que vous décidez de ne pas vous verser de salaire, vous ne paierez pas de charges sociales car il n’existe pas de minimum forfaitaire à payer, ce qui n’est pas le cas pour la SARL/EURL.

Etre accompagné au moment de choisir la forme juridique

Nous savons que le choix du statut juridique reste quelque chose de complexe. Les notions juridiques et fiscales sous-jacentes sont nombreuses et les options qui se présentent à vous sont parfois difficiles à cerner. De plus, chaque projet et chaque situation sont différentes. Il est donc important de s’adapter aux particularités de tous. Le choix quant à la forme juridique de votre entreprise est une décision qui nécessite des connaissances techniques et surtout de la particularisation.

 

C’est pourquoi chez l-Expert-Comptable.com nous vous proposons de vous guider quant au choix de votre statut juridique. Nos conseillers sont à votre écoute et saurons vous orienter vers le statut le mieux adapté à votre projet d’entreprise mais aussi à votre situation personnelle. En effet, comme nous le verrons plus bas dans cet article, la forme juridique de la société impacte par exemple les droits au chômage dont vous disposez si vous venez de quitter votre emploi salarié pour vous lancer en indépendant. L’Expert-Comptable.com vous propose de vous accompagner dans le choix de la forme juridique ainsi que pour toutes les démarches administratives nécessaires à l’obtention de votre Kbis. Nous nous occupons de créer votre entreprise pour vous. Notre offre à destination des créateurs d’entreprise est gratuite car nous vous offrons nos honoraires. Nous souhaitons avec cette offre encourager les entrepreneurs en les guidant et les épaulant le mieux possible lors du lancement de leur projet.

 

Alors si vous souhaitez bénéficier de conseils et de notre offre de création d’entreprise, n’hésite pas à prendrecontact avec l’Expert-Comptable.com.

Les autres étapes à suivre pour lancer votre entreprise

Définir votre projet et élaborer une stratégie

Avant même d’entamer les démarches de création de votre entreprise, vous devez avoir délimité les contours de votre projet : en quoi consiste-t-il, quelle offre allez-vous proposer, à qui s’adresse-t-elle ? Comment allez-vous vous différencier de la concurrence ?

Définir son offre

Pour délimiter et définir votre projet, vous devez commencer par réaliser une étude de marché afin de proposer la bonne offre, au bon moment à des personnes susceptibles d’être intéressées. Afin d’être viable, il faut que votre offre réponde à un besoin, tout en se différenciant de la concurrence. Il est nécessaire pour cela de connaître la situation économique du marché que vous souhaitez intégrer et les offres existantes. Connaître ce que propose les acteurs concurrents vous permettra par la suite de vous positionner en développant un avantage compétitif.

 

Cela vous aidera également à fixer vos prix, ce qui n’est pas chose aisée lorsque l’on se lance. Au départ, vous aurez tendance à les sous évaluer, c’est pourquoi en étudiant la concurrence, vous développerez une meilleure appréciation et pourrez ainsi déterminer plus objectivement la valeur marchande de votre offre.

Votre stratégie commerciale et financière

Après avoir étudié le marché et identifié un besoin, vous devez réfléchir à la manière dont vous allez trouver vos clients en définissant une stratégie commerciale. A qui souhaitez-vous proposer vos services ? Si vous évoluez en B2C, Business to Consumer, à quel type de particulier allez-vous vendre ? Vous pouvez définir ce que l’on appelle en marketing un “persona” ou votre client cible type : âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle, situation familiale, lieu de résidence, habitudes de vie, loisirs etc… Cela vous permettra d’anticiper ses besoins et de répondre au mieux à ses attentes. Si au contraire vous travaillez avec des professionnels (en B2B ou Business to Business), peut être serait-il pertinent de vous spécialiser dans un secteur d’activité afin de pouvoir développer une expertise et ainsi assurer à vos clients un service de qualité. Vous pouvez pour cela suivre des formations. Sachez qu’en tant que créateur d’entreprise toute formation suivie en France vous permet d’obtenir un crédit d’impôt.

 

Une fois votre cible déterminée, intéressons-nous maintenant aux canaux qui vous permettront d’atteindre vos prospects. Il en existe beaucoup, mais certains seront plus adaptés à votre cible. Si votre offre s’adresse à du B2B, LinkedIn peut être pertinent dans la mesure où il s’agit d’un réseau social particulièrement privilégié par les professionnels. De plus, choisissez les leviers avec lesquels vous êtes à l’aise et ceux en cohérence avec votre projet. Par exemple, le digital est aujourd’hui souvent mis en avant au travers des réseaux sociaux ou des sites internet, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut en oublier les canaux plus traditionnels comme les événements professionnels de type salon ou conférence.

 

Enfin, pensez aux plateformes de mise en relation. Beaucoup de freelances s’y inscrivent ce qui leur permet de décrocher beaucoup plus facilement des contrats. En effet, des plateformes telles que Malt, la Crème de la Crème, Skillvalue ou encore Freelance Republik permettent aux entreprises de trouver le freelance qui répondra à leurs besoins, dans le cadre d’une mission bien précise.

Construire son business plan : le prévisionnel

Le business plan est une étape importante lorsque vous définissez votre projet. En effet, il permet d’évaluer de sa faisabilité et de sa rentabilité. Le business plan aborde toutes les questions financières nécessaires à l’établissement et la pérennité de votre entreprise. Votre projet peut être financé de deux manières différentes qui peuvent aussi être complémentaires. Tout d’abord, cela peut prendre la forme de fonds propre et c’est donc vous dirigeant qui apportez les ressources. De plus, certains projets nécessitent un financement extérieur, c’est-à-dire que vous allez vous tourner vers des tiers qui potentiellement accepteraient de vous financer. Cela est le cas des banques qui accordent des prêts ou encore des investisseurs qui souhaitent vous soutenir financièrement car ils voient dans votre projet un certain potentiel.

 

Lorsque vous allez présenter à ces tiers votre offre et en quoi consiste-t-elle, il faut que cela soit suffisamment bien élaboré et solide si vous souhaitez obtenir leur appui financier. C’est là qu’entre en jeu le business plan car c’est le document qui vous permettra d’attester de la viabilité de votre projet et qui le crédibilise aux yeux des tiers extérieurs.

 

Au vu de son importance, il ne faut pas le négliger et consacrer du temps à son élaboration. Un business plan s’appuie en tout premier lieu sur l’étude de marché menée au préalable. Ensuite, un prévisionnel financier est élaboré afin de présenter le montant nécessaire au financement du projet, mais aussi les revenus que vous prévoyez de dégager. Pour cela, il vous faut calculer un chiffre d’affaires prévisionnel afin de déterminer une fourchette dans laquelle il serait compris. Celui-ci est estimé à partir des ventes que vous envisagez de réaliser. L’objectif étant d’estimer vos besoins financiers et d’attester de la rentabilité financière de votre projet.

Rédiger ses statuts et obtenir son Kbis

Les statuts représentent l’ensemble des règles qui régissent le fonctionnement d’une société. Ils comportent certaines mentions obligatoires leur rédaction nécessite de faire appel à un avocat, un expert comptable ou encore à une legaltech en ligne.

Dans les statuts on retrouve notamment :

  • la dénomination sociale : c’est le nom que vous donnez à votre entreprise, il est important de vérifier au préalable de sa disponibilité sur infogreffe

  • le siège social : en tant que dirigeant, il est possible de domicilier la société à votre domicile (si vous êtes locataire vous devez obtenir l’accord du propriétaire), recourir à une société de domiciliation ou encore donner l’adresse de votre local commercial ou de votre bureau si vous en avez un.

  • le montant du capital social : une fois les statuts rédigés, vous pourrez déposer ce capital à une banque ou un notaire.

  • l’objet social : c’est l’activité que vous exercez en tant que freelance. Prévoyez-le large afin d’anticiper les services que vous pourriez développer à l’avenir sans avoir à modifier vos statuts.

 

Une fois vos statuts rédigés, vous pouvez procéder à l’élaboration de votre dossier de création. Ce dernier regroupe l’ensemble des documents suivants :

  • Cerfa M0 : document permettant d’acter l’existence de votre société, avec sa personnalité morale. L’équivalent pour les entreprises individuelles est le formulaire P0.

  • Statuts rédigés

  • Formulaire TNS

  • Attestation de non condamnation

 

Ensuite, on retrouve l’annonce légale. La publication est payante et se fait obligatoirement dans un journal officiel habilité. Le prix est fonction du nombre de caractères apparaissant dans l’annonce. Une fois publiée, vous pouvez désormais récupérer l’attestation de parution.

 

Pour finir, il vous reste à envoyer votre dossier au greffe qui s’occupe d’enregistrer les informations de la société auprès des instances étatiques comme les impôts ou les caisses sociales. Pour l’envoi, vous avez la possibilité de le réaliser en ligne sur le site http://www.greffes-formalites.fr ou par voie postale. Une fois réceptionné, vous recevrez le Kbis, document qui acte officiellement de la création de votre entreprise. Pensez pour obtenir un RIB professionnel, à inscrire le nom de votre société sur votre boite aux lettres.

Déléguer les formalités administratives à des professionnels gratuitement

Chez l’Expert-Comptable.com nous savons que toutes ces formalités auprès des instances administratives et fiscales sont consommatrices en temps car elles peuvent être plus ou moins complexes et demander des connaissances juridiques pointues.

Sachez que l-Expert-Comptable.com se charge de vous accompagner dans votre projet : nous vous proposons une offre de création 100% gratuite, destinée à tous les futurs entrepreneurs. Nous nous occupons de tout : nous vous conseillons quant à la forme juridique de votre entreprise, nous nous chargeons de toutes les démarches à effectuer auprès de l’administration et nécessaires à l’obtention de votre Kbis. Notre offre comprend également la rédaction des statuts par notre service juridique.

 

Nous souhaitons ainsi encourager les créateurs d’entreprises dans leur projet, c’est pourquoi nos honoraires vous sont offerts lorsque vous faites appel à nos services pour vous accompagner dans la création de votre entreprise. Alors n’hésitez pas à nous contacter !

Les aides pour les créateurs d’entreprise

En tant que créateur d’entreprise, vous pouvez bénéficier d’un certain nombre d’aides. En effet, les pouvoirs publics souhaitent encourager les entrepreneurs et ont décidé de mettre en place un certain nombre de dispositifs incitatifs. Nous vous résumons ici quelles sont ces aides et quelles sont les conditions pour pouvoir les percevoir.

Ces aides sont destinées principalement aux chômeurs créateurs, c’est-à-dire à des personnes ayant quitté leur emploi salarié pour se lancer en freelance, et qui donc ont des droits au chômage.

L’exonération ACRE

Tout d’abord, on retrouve le dispositif ACRE ou Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise. L’ACRE est une exonération partielle voir totale des charges sociales tout le long de la première année d’activité de votre entreprise. L'exonération sera totale si vous générez des revenus inférieurs à 30 852 €, puis dégressive s’ils sont compris entre 30 852 € et 41 136 €. Enfin, dans le cas où les revenus dépasseraient 41 136 €, vous ne pourrez malheureusement plus prétendre à l’ACRE.

 

Pour être bénéficiaire de l’exonération ACRE, vous devez satisfaire les points ci-dessous :

  • Être créateur ou repreneurs d’une entreprise industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, sous forme d'entreprise individuelle ou de société

  • Les revenus générés doivent être inférieurs au Pass (plafond annuel de la Sécurité Sociale) qui s’élève à 41 136 €

  • Respecter un délai de 3 ans avant de faire une nouvelle demande d’exonération

  • En tant que créateur, vous devez exercer le contrôle de votre entreprise

 

Sachez que les micro-entrepreneurs peuvent également bénéficier de l’ACRE, mais les conditions d’éligibilité sont plus strictes car des conditions supplémentaires sont à prendre en compte.

 

L’exonération concerne une partie des cotisations telle que l’assurance vieillesse, la maternité, la maladie, le décès, l’invalidité et les prestations familiales. En revanche, la CSG-CRDS comme d’autres cotisations ne sont pas concernées par l’exonération et donc même en étant bénéficiaire de l’ACRE, vous devrez les payer.

 

Enfin, si vous vous demandez quelles sont les formalités administratives à opérer pour prétendre à l’exonération ACRE, sachez que tout créateur / repreneur est automatiquement considéré comme bénéficiaire. Il faut vous manifester auprès des pouvoirs publics uniquement si vous ne souhaitez pas être exonéré. Seuls les micro-entrepreneurs doivent entamer des démarches auprès de l’URSSAF pour effectuer leur demande d’exonération.

L’allocation Pôle Emploi dite ARE

Si vous décidez de quitter votre emploi de salarié pour vous lancer en freelance et que vous satisfaisez les conditions requises, vous pourrez également prétendre à l’ARE ou l’Aide au Retour à l’Emploi. Cela correspond aux allocations chômage versées tous les mois par Pôle Emploi. L’exonération ACRE vue précédemment, vient en complément de l’ARE ce qui signifie que vous pouvez cumuler exonération avec les allocations chômage.

 

Pour pouvoir jouir de ces droits au chômage et ainsi être indemnisé, vous devez répondre aux conditions ci-dessous :

  • Etre involontairement privé d’emploi. On attend par “involontaire” la rupture conventionnelle, le licenciement pour motif personnel ou économique, la démission considérée comme légitime ou encore le non renouvellement de CDD.

  • S’être inscrit à Pôle Emploi dans les 12 mois ayant suivi la fin de votre contrat de travail

  • Résider sur le territoire national

  • Etre en recherche active d’emploi : pour cela vous devez effectuer des actes positifs de recherche d’emploi comme en assistant aux rendez-vous prévus avec votre conseiller Pôle Emploi ou encore en acceptant des offres d’emplois.

  • Avoir travaillé pendant une certaine période : au moins 88 jours ou 610 heures (selon la définition établie par Pôle Emploi sur les jours travaillés).

  • Etre en capacité physique de travailler

 

N’hésitez pas à prendre contact avec un conseiller Pôle Emploi pour prendre connaissance de vos droits et savoir si vous êtes éligible à l’ARE.

 

L’ARE est calculée sur la base de vos derniers salaires perçus, primes incluses, en prenant comme montant le plus élevé entre :

  • 40,4 % du Salaire Journalier de Référence ou SRJ + 12,05€, depuis le 1er juillet 2020

  • ou 57 % de votre SJR.

Sachant que ce montant ne peut excéder 75% de votre SJR et ne peut être inférieur à 29,38€ et ce depuis le 1er juillet 2020.

 

En tant que créateur d’entreprise, toucher l’ARE permet de vous assurer un revenu lors de la transition entre emploi salarié et création d’entreprise. Vous pouvez ainsi vous consacrer aux démarches de création et au lancement de votre nouvelle activité, en étant assuré de subvenir à vos besoins grâce à l’allocation chômage. Vous pouvez également continuer à percevoir vos allocations chômage une fois votre entreprise créée, et ce même si vous générez du chiffre d’affaires et un revenu. Vos ARE peuvent tout de même être réévaluées en fonction du salaire versé, et cela dépend aussi de la forme juridique de votre société.

 

Pour cela, nous vous conseillons de vous rapprocher de votre expert comptable et de votre conseiller Pôle Emploi pour trouver en fonction de votre situation, la solution la mieux adaptée.

 

Sachez que si vous souhaitez percevoir les ARE tout en lançant votre entreprise, vous pouvez en ne vous versant pas de salaire, opter pour une SAS / SASU car cela vous permet de ne pas payer de cotisations sociales. En comparaison et dans le même cas de figure, vous cotiserez un montant forfaitaire pour une SARL ou une EURL. C’est pourquoi nous vous conseillons d’opter pour une SAS/SASU tant que vous percevez vos ARE.

L’ARCE : votre allocation versée comme capital

En tant que demandeur d’emploi, vous disposez de droits au chômage vous permettant de toucher chaque mois les allocations. Afin de favoriser l'entreprenariat, l’Etat vous donne la possibilité de choisir entre ARE et ARCE. L’ARCE ou Aide à la Reprise et à la Création d’Entreprise (ARCE) est un dispositif incitatif remplaçant le versement de vos ARE par un capital perçu en deux temps. En tant que demandeur d’emploi créateur ou repreneur, vous avez donc le choix entre :

  • ARE : les allocations chômage mensuelles

  • ARCE : vos allocations sous la forme d’un capital perçu via 2 versements

 

Les conditions nécessaires à l’obtention de l’ARCE sont les suivantes :

  • être créateur ou repreneur d’une entreprise en France

  • être éligible à l’ARE

  • être bénéficiaire de l’ACRE

 

Avec l’ARCE, vous toucherez l’équivalent de 45% de vos allocations chômage (ARE) non encore perçues. Ce montant est versé sous la forme d’un capital en deux temps : une première fois dès que vous pourrez attester de la création ou de la reprise, puis la seconde 6 mois plus tard, si bien entendu vous décidez de poursuivre votre projet. Mais que deviennent les 55% restants ? Ils vous sera possible de les récupérer si vous cessez votre activité.

 

Pour obtenir l’ARCE, vous devez en avoir fait la demande auprès de votre conseiller Pôle Emploi et remplir un formulaire. Pensez à venir avec votre extrait Kbis pour justifier de la création ou de la reprise.

Enfin, il existe aussi des aides régionales à la création d’entreprise et d’autres organismes publics ont développé des dispositifs similaires comme la CCI ou la BPI.

Comment faire un choix parmi ces aides ? Faites vous accompagner

Mais comment choisir entre ARCE et ARE lorsque l’on est créateur ? Chaque aide a ses avantages comme ses inconvénients. Le choix de l’une plutôt qu’une autre va dépendre de ce que vous souhaitez réaliser avec votre projet ainsi que de votre situation financière personnelle. Nous vous conseillons pour cela de vous rapprocher de votre conseiller Pôle Emploi qui sera le plus à même de vous dire dans un premier temps, les aides auxquelles vous êtes éligible, et par la suite de vous aiguiller au mieux entre ARE et ARCE.

 

L-Expert-Comptable.com peut également vous accompagner quant au choix des aides destinées aux créateurs d’entreprises. En effet, l’offre de création proposée qui comprend toutes les formalités administratives et juridiques (rédaction des statuts, dossier de création…), contient également une partie consacrée au conseil. Les équipes de l’Expert-Comptable.com sont à votre disposition et sauront vous dire par exemple quelles sont les aides les mieux adaptées et les plus avantageuses dans votre situation. Pour avoir davantage d’information, n’hésitez pas à nous contacter !

 

Sachez par exemple que si vous décidez de percevoir l’ARCE, vous ne serez plus considéré comme chômeur. Vous ne toucherez donc plus chaque mois vos allocations. Néanmoins, percevoir un montant plus conséquent sous forme de capital peut vous être d’une grande aide dans le cadre du lancement de votre activité, afin par exemple d’acheter le matériel nécessaire à la réalisation de vos prestations. Tout dépend donc de vos besoins, de votre situation financière personnelle ainsi que votre nécessité ou non à dégager un revenu mensuel.

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